Photothèque Le média des villages

Les albums-photos illustrant une partie de mon travail passé, et celui actuel sur le monochrome

Désormais la rubrique d'actualité de cette photothèque, (les autres faisant désormais partie du passé...). Une tentation à laquelle je n'ai pas résisté : renouer avec le noir et blanc des pellicules argentiques Ilford avec lesquelles j'ai débuté en photographie, à l'âge de 14 ans, sous l'égide d'un photographe de l'armée de l'air qui m'a enseigné les bases de la prise de vues. En contrepartie, je l'aidais dans ses travaux de traitement post prise de vues, entre autre en tournant l'agitateur de sa cuve de développement, (je me souviens de la marque : "Paterson", qui existe encore...). Mes agrandisseurs ont été un Durst M301 et un Opemus III. C'était dans les années 60, où l'un de mes oncles m'avait judicieusement offert son appareil Kodak "Rétinette" qu'il avait remplacé. Retrouver toute la puissance du noir et blanc et se concentrer sur une composition basée uniquement sur des formes, des perspectives, des angles de vue, et le jeu subtil des ombres et de la lumière. Dédaigner la couleur, la traiter en parasite, c'est peut-être la solution pour gommer la laideur actuelle qui domine tout, et la pollution visuelle, véritable fléau qui se généralise partout. Toujours est-il que j'ai de la chance : les capteurs Fujifilm, la marque de mes appareils, sont on ne peut plus performants pour le monochrome, avec une simulation de film noir et blanc native sur le boitier, qui a fait l'objet de dix ans de recherche. Même Leica ne fait sans doute pas mieux avec ses capteurs dédiés au monochrome, malgré son niveau de prix qui situe la marque dans la catégorie des objets de luxe... Je n'aurais donc aucune excuse, (hormis mes propres lacunes...), si le résultat n'est pas intéressant.
Première approche
Première approche
Ma première expérience en monochrome avec appareil numérique. Un retour vers le passé, pour réapprendre à voir les choses dans l'essentiel : les formes, les perspectives, les sujets, sans s'appuyer sur les couleurs, mais uniquement sur l'ombre et la lumière.
Deuxième approche
Deuxième approche
La deuxième phase de redécouverte du noir et blanc avec le numérique, après un premier dégrossissage, un peu plus complète, avec des variantes de rendu par l'utilisation de filtres et (ou) par le choix d'une météo offrant des ciels plus chargés. Filtre jaune, (couramment employé en monochrome), donnant une tonalité plus ou moins assombrie, avec davantage de contraste entre les ombres et la lumière, jusqu'à une connotation dramatique avec le filtre rouge, (ciels d'orage), d'intensité variable selon la couleur du ciel et des nuages présents. Utilisation de filtres natifs sur le boitier avec le réglage de simulation de film Acros, (merci Fuji !...).
Paysages ruraux
Paysages ruraux
La lumière en territoire rural est d'une toute autre nature qu'en zone urbaine : elle impressionne le capteur ou la pellicule photographique autrement, plus directement. L'atmosphère qui s'y dégage, sereine et apaisante, y est très bien transcrite. Les ondes nocives absentes. Celles auxquelles nous sommes soumis en permanence en ville, et qui avec le temps nous gênent moins car on s'y habitue, (et c'est bien là le problème...). Pour ce qui est de l'esthétique, les bâtiments en pierre ont une autre allure que des bâtiments en béton, même sophistiqués. Quand ils sont encore majoritaires, ils nous transportent dans un autre monde. Celui où la course contre le temps n'était pas la règle, le profit pas encore l'objectif des vampires qui ont vendu leur âme au Diable et la nôtre avec. Combien de temps encore avant la disparition de cet Eden ?
Regards sur la ville
Regards sur la ville
Morceaux choisis au hasard des rues de Mâcon
Autour des graffitis
Autour des graffitis
Les graffitis : pollution visuelle qui n'a plus de limites pour certains, street-art pour d'autres. On peut s'interroger sur le sens qu'ils sont sensés représenter. Ils se multiplient à l'envie dans le paysage urbain et au delà. Pourquoi ? Les raisons sont certainement diverses et variées. On peut supposer que la motivation des graffeurs répond à un besoin d'exister en exprimant publiquement quelque-chose. Mais quoi ? Puissent ces aider à trouver une réponse ! N'hésitez-pas à la proposer en commentaire... Le choix délibéré du noir et blanc, même s'il ampute une partie de la symbolique possiblement liée aux couleurs, à l'avantage de minimiser la laideur induite sur les supports et leur environnement, et de focaliser le regard sur le graphisme sui-même. Un graphisme pas toujours gracieux, allant du simple gribouillis à la fresque...