Première approche
Ma première expérience en monochrome avec appareil numérique. Un retour vers le passé, pour réapprendre à voir les choses dans l'essentiel : les formes, les perspectives, les sujets, sans s'appuyer sur les couleurs, mais uniquement sur l'ombre et la lumière.
Deuxième approche
La deuxième phase de redécouverte du noir et blanc avec le numérique, après un premier dégrossissage, un peu plus complète, avec des variantes de rendu par l'utilisation de filtres et (ou) par le choix d'une météo offrant des ciels plus chargés. Filtre jaune, (couramment employé en monochrome), donnant une tonalité plus ou moins assombrie, avec davantage de contraste entre les ombres et la lumière, jusqu'à une connotation dramatique avec le filtre rouge, (ciels d'orage), d'intensité variable selon la couleur du ciel et des nuages présents. Utilisation de filtres natifs sur le boitier avec le réglage de simulation de film Acros, (merci Fuji !...).
Paysages ruraux
La lumière en territoire rural est d'une toute autre nature qu'en zone urbaine : elle impressionne le capteur ou la pellicule photographique autrement, plus directement. L'atmosphère qui s'y dégage, sereine et apaisante, y est très bien transcrite. Les ondes nocives absentes. Celles auxquelles nous sommes soumis en permanence en ville, et qui avec le temps nous gênent moins car on s'y habitue, (et c'est bien là le problème...). Pour ce qui est de l'esthétique, les bâtiments en pierre ont une autre allure que des bâtiments en béton, même sophistiqués. Quand ils sont encore majoritaires, ils nous transportent dans un autre monde. Celui où la course contre le temps n'était pas la règle, le profit pas encore l'objectif des vampires qui ont vendu leur âme au Diable et la nôtre avec. Combien de temps encore avant la disparition de cet Eden ?
Regards sur la ville
Morceaux choisis au hasard des rues de Mâcon
Autour des graffitis
Les graffitis : pollution visuelle qui n'a plus de limites pour certains, street-art pour d'autres. On peut s'interroger sur le sens qu'ils sont sensés représenter. Ils se multiplient à l'envie dans le paysage urbain et au delà. Pourquoi ? Les raisons sont certainement diverses et variées. On peut supposer que la motivation des graffeurs répond à un besoin d'exister en exprimant publiquement quelque-chose. Mais quoi ? Puissent ces aider à trouver une réponse ! N'hésitez-pas à la proposer en commentaire...
Le choix délibéré du noir et blanc, même s'il ampute une partie de la symbolique possiblement liée aux couleurs, à l'avantage de minimiser la laideur induite sur les supports et leur environnement, et de focaliser le regard sur le graphisme sui-même. Un graphisme pas toujours gracieux, allant du simple gribouillis à la fresque...